Place Guérin
Entre la Rue Bugeaud et la Rue Navarin
Pour (bien) parler de Guérin, encore faudrait-il savoir par où commencer. Matéo et Garance se remémorent les soirées passées sur les marches de la médiathèque, à papoter, en étalant de l’huile pimentée sur des pizzas commandées plus tôt. On y parle de nos amours, amis, et y chantons fort les jours de Foire aux croûtes. Beaucoup regardent Guérin avec des yeux attendris, chargés des souvenirs de L’Avenir, le squat dont il ne reste, désormais, que des ruines clôturées entre deux immeubles. Cicatrice à ciel ouvert. Guérin c’est le nid, le foyer, le repère. On y mange comme on y boit, on y traîne comme s’y épuise, on y rit comme on y pleure. Tous épiés par la caméra centrale, jonchée sur son perchoir, on y vit, tous, et ensembles.